Un chiffre brut, sans fioriture : 600 000 euros. C’est ce que Jenifer a perçu pour une saison de télé-crochet, loin devant la plupart de ses collègues. Derrière les paillettes de la Star Academy, les montants varient du tout au tout. La rémunération, ici, n’a rien d’une simple formalité : elle dessine une hiérarchie, éclaire les coulisses et redéfinit la valeur de chaque visage du programme.
Les accords passés avec les professeurs de la Star Academy ne se rassemblent jamais sous une même bannière. Pour certains, le cachet tombe à la journée. Pour d’autres, c’est un forfait négocié, couvrant toute la saison. Cette grande disparité ne s’arrête pas aux portes des répétitions : même les figures montantes reçoivent un traitement personnalisé, très éloigné d’un modèle uniforme. En 2025, la somme allouée à Jenifer dépasse de loin celle de ses collègues enseignants. Quant aux candidats, la réalité est bien moins dorée : on parle d’une rémunération unique et figée, calée sur le minimum prévu par la loi, sans l’ombre d’un bonus de notoriété. Sur scène, les lumières brillent fort. Sur la fiche de paie, l’évidence d’un écart à plusieurs vitesses.
Les écarts de rémunération entre professeurs à la Star Academy : un panorama révélateur
Les salaires, à la Star Academy, ne sortent pas d’une usine à chiffres anonymes. Chaque poste possède son propre régime, chaque nom pèse dans la balance. Les montants dévoilés pour la saison 12 témoignent de cette transparence : la hiérarchie n’a rien de cachée. En haut de la pyramide, Michael Goldman occupe le poste le mieux récompensé : il empoche 170 000 euros sur une saison, soit le double du cachet d’un professeur principal.
Pour donner une idée précise de ces répartitions, on retrouve lors de la douzième saison :
- Jonathan Jenvrin, professeur de danse, a reçu 85 000 euros de salaire.
- Papy (en danse) et Ladji Doucouré (sport) touchaient chacun 51 000 euros.
- Lucie Bernardoni, Marlène Schaff et Sofia Morgavi : leur paie s’élevait à 68 000 euros.
- Enfin, Fanny Delaigue, répétitrice, terminait à 42 500 euros pour la saison.
Ce tableau met en évidence des écarts profonds. Le rôle, la notoriété, l’expérience : tout influence la grille de salaire. Sur TF1, on ne cache pas qui tire les audiences vers le haut : la rémunération fait office de carte de visite, reflet d’un pouvoir d’attraction indéniable. Le salaire n’est plus qu’une reconnaissance professionnelle : il devient l’indicateur de l’influence et du poids médiatique dans le microcosme de la télé-réalité.
Jenifer est-elle la mieux payée du corps professoral ?
Comparer la trajectoire de Jenifer Bartoli à celle de ses anciens collègues du château n’a guère de sens. Bien au-delà de la lumière des premières saisons, Jenifer a bâti un authentique empire. Depuis ses débuts, chaque projet télé s’est transformé en succès commercial. Albums, concerts, contrats juteux : ses revenus dépassent largement le cadre d’un simple salaire de professeur.
Pour la même saison, Michael Goldman touchait 170 000 euros, Jonathan Jenvrin 85 000 euros. Les autres enseignants oscillaient entre 42 500 et 68 000 euros. Face à eux, Jenifer a négocié pour ses passages dans des émissions concurrentes un cachet de 600 000 euros par saison. Difficile de rivaliser avec un tel niveau d’accord.
Et l’écart s’accentue encore sur l’année entière : selon les classements spécialisés, Jenifer aurait engrangé 46 millions d’euros pour la période 2025-2026 et sa fortune dépasserait 145 millions d’euros. En comparaison, professeurs et cadres ne boxent tout simplement pas dans la même catégorie, ni via le salaire officiel, ni grâce à leurs contrats annexes. Entre télévision et ventes de disques, Jenifer domine le paysage du divertissement et de la télé-réalité française, loin devant ses camarades de plateau.
Zoom sur les salaires des participants de la Star Academy 2025
Pendant que la popularité s’emballe et que les duels vocaux passionnent les téléspectateurs, les candidats vivent une réalité bien plus terre à terre. Le règlement de la production audiovisuelle est implacable : il prévoit pour chaque élève environ 500 euros par semaine. Ce montant, multiplié par le nombre de semaines de compétition, finit rarement par dépasser 6 000 euros pour ceux qui tiennent la distance. Créer le buzz ne fait pas déborder le porte-monnaie.
Pour mieux mesurer ce contraste, reprenons les rémunérations évoquées plus haut : Michael Goldman reste le grand favori de la saison avec ses 170 000 euros. Jonathan Jenvrin suivait avec 85 000 euros. Ladji Doucouré et Papy étaient rémunérés 51 000 euros chacun. Lucie Bernardoni, Marlène Schaff et Sofia Morgavi percevaient autour de 68 000 euros. Et Fanny Delaigue, à l’échelon inférieur, touchait 42 500 euros.
Cette disparité entre les jeunes talents apprentis et les professeurs souligne l’importance du statut et du capital médiatique dans ce microcosme. Rien n’est laissé au hasard : les élèves obtiennent un cachet minimal, leur vraie récompense se mesure en promesses de visibilité. Pour eux, un passage à l’émission est d’abord un tremplin, pas un chèque à six chiffres. Les comptes sont vite faits : difficile d’imaginer des fortunes naissantes à la seule force de la télévision, sauf exception inattendue.
Ce que révèlent ces différences de salaires sur l’univers de l’émission
Les écarts de paie, entre professeurs et élèves, ne sont ni le fruit du hasard, ni l’effet d’une anomalie. Tout répond à une mécanique parfaitement huilée : exposition publique, responsabilités pédagogiques, impact commercial. Chaque maillon reçoit une rétribution calibrée.
Le tableau final donne le ton : le directeur Michael Goldman perçoit 170 000 euros, tandis qu’une professeure comme Lucie Bernardoni plafonne à 68 000 euros. Ailleurs, Fanny Delaigue touche 42 500 euros. Derrière ces chiffres, un découpage méthodique s’impose, où spécialités, présence à l’antenne et habileté à négocier font la différence.
Dans ce schéma, la frontière est nette. Les figures d’autorité bénéficient d’un statut, d’un confort salarial et d’une reconnaissance. Les élèves, eux, restent interchangeables, soumis aux risques du jeu et des choix éditoriaux. Professeurs et experts rassurent et fidélisent le public ; les candidats n’ont pour eux que la perspective d’une notoriété aussi fulgurante qu’éphémère.
La trajectoire de Jenifer change la donne. Ses contrats incroyablement élevés pour certains programmes prouvent qu’un tremplin télé peut, parfois, ouvrir toutes les portes. Mais pour la majorité, la règle reste implacable : seule une poignée accède à la fortune. Les autres rentrent à la maison avec le souvenir d’avoir percé, le temps d’une saison, sous les projecteurs d’une émission qui sait parfaitement où elle place la valeur de chacun.


